“Je ne suis pas un numéro…
… je suis un homme LIBRE!!”
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Le 26 juin 1995 (si ma mémoire est bonne), commençait sur Canal D (qui diffusait alors de bonne séries sans publicités) la série culte britannique Le Prisonnier.

Si je me souviens de la date, c’est qu’il s’agissait de mon premier rendez-vous avec ma première copine, que j’avais connue deux jours plus tôt (à la St-Jean).
J’avais 18 ans, je n’étais pas amoureux d’elle, mais je me suis dit que je n’avais rien à perdre.
Mais ce soir là, celui de notre premier rendez-vous officiel, le lundi 26 juin, commençait cette série à la télé, série que je désirais voir à tout prix.
Je suis un geek fini. Je le suis devenu naturellement au fil des ans, sans même m’en apercevoir.
Déjà j’étais fan depuis quelques mois de Destination Danger, autre série culte mettant en vedette le même acteur que Le Prisonnier, l’excellent Patrick McGoohan.
Le Prisonnier se voulait, non-officiellement (et McGoohan l’a toujours nié) une sorte de suite à Destination Danger.
Comme j’avais pratiquement tous vus les épisodes de Destination Danger, je ne voulais surtout pas manquer cette autre série.
Mais je n’avais pas de magnétoscope à moi, et je ne sais plus, j’ai probablement oublié, ou pas voulu occuper le magnétoscope de mes parents ce soir là, et je suis donc allé à mon rendez vous ce soir de juin 1995.
…Avec un peu d’amertume dans le coeur, je dois l’avouer, car je manquais le premier épisode de cette soi-disante fabuleuse série.
Je sais, je sais, vous riez de moi présentement, mais je suis fait ainsi.
Donc, les années ont passé (je n’ai pas regardé Le Prisonnier durant son passage à Canal D cette année là, car je ne regarde jamais une série si je n’ai pas vu le premier épisode), et pour différentes raisons, il m’aura fallu 12 ans et deux mois avant de finalement regarder cette célèbre série.
J’en suis présentement au 8ième épisode (sur un total de 17 seulement). J’ai été captivé dès les premières minutes du tout premier épisode. Patrick McGoohan est fantastique, et les scénarios sont plus originaux les uns que les autres.
Voilà enfin une série intelligente, pour un public intelligent. Pas de top-modèle en vedette dans cette série (McGoohan avait 40 ans lors du tournage, et il n’est pas l’homme le plus séduisant au monde, malgré un certain charme). Pas de flafla, pas de solutions faciles ou de trucs juvéniles destinés à faire rire un public niais.
La série est une idée originale de l’acteur lui-même, qui a aussi réalisé et écrit certains épisodes.
C’est une série qui a marquée la Grande-Bretagne il y a 40 ans, et dont l’effet est tout aussi fort aujourd’hui, selon moi, dû à sa grande intelligence, son originalité, son audace, et son avant-gardisme.
Un remake, sous la forme d’une nouvelle série, devait être diffusé cette automne, mais le projet fut annulé ce mois-ci, pour des raisons plus que louables: le remake n’aurait pas été à la hauteur de l’original, ni à la hauteur des attentes du public.
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Donc, 12 ans plus tard, je me reprends enfin.
J’ai un plaisir fou à regarder la série, et je prends le temps de savourer chaque épisode, conscient que l’expérience sera courte et que je serai déçu de voir se terminer aussi vite la série.
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La morale de cette histoire?
Aucune.
Je suis un geek pathétique qui accorde intérieurement quasiment plus d’importances à ses passions (cinéma, musique, télé) qu’aux femmes.
Ne cherchez pas à comprendre pourquoi. Je ne me comprends pas moi-même.
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Le Prisonnier.
À voir absolument.
Bonjour chez vous,
JF




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