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Archive pour octobre 2008

Coup de coeur: “True Blood”

J’ai regardé deux épisodes de cette nouvelle série (je me suis endormi à la fin du deuxième et j’ai donc aucune foutue idée comment ça se termine, mais faut dire que ma journée fut longue…je le finirai demain), et dès le premier épisode j’étais accroché.

Les ressemblances avec Buffy sont grandes, sauf que le ton est différent, le style est différent, l’histoire est différente… finalement, il y a autant de différences que de ressemblances.

Mais la base est pas mal la même: une fille (blonde) un peu à part des autres, qui possède des pouvoirs mystérieux, tombe amoureuse d’un (bon?) vampire.

Ça se passe dans un coin bouseux de la Louisiane (j’imagine que toute la Louisiane l’est…), où les gens parlent avec un accent impossible.

Dans cette série, les vampires sont sortis au grand jour (en quelque sorte… ils rôdent encore et toujours la nuit) depuis quelques années, et n’ont plus à mordre quiconque, grâce à un liquide synthétique qui fut inventé et qui imite le goût du sang humain, un produit nommé Tru Blood (ça se vend comme de la bière, en 6-packs, etc.).

Mais les humains sont divisés.  Certains n’apprécient guère la présence des vampires dans la société. Ce qui crée des frictions.

Et il y a ces gens qui paient pour du sexe avec des vampires…  apparemment c’est assez intéressant et intense comme expérience…

Sookie Stackhouse est une jeune serveuse qui peut entendre les pensées des gens autour d’elle depuis qu’elle est toute jeune.  Elle fera la rencontre d’un mystérieux et relativement sympathique vampire, et en tombera amoureuse.  Mais son entourage sera inquiet pour elle.

Anna Paquin est plus sexy que jamais (je sais, je sais, je ne regarde des séries et des films que pour les belles femmes… je ne m’en cache pas..  je suis comme ça.  j’aime Anna Paquin depuis toujours), extrêmement bien choisie pour le rôle de Sookie.  Son accent est étrange, mais ça va.  Son jeu est superbe.

J’aime bien les autres acteurs, très solides, que je ne connais pas. La série est intriguante et j’ai toujours envie d’en savoir plus.  De plus, les dialogues sont remplis de “fuck” et de “motherfucker”, ce qui ajoute au réalisme de la vie de ces personnages.

Il y a environ 10 épisodes de diffusés présentement, et s’ils sont tous du même niveau que les 2 premiers, et bien True Blood risque d’aller loin.

Et la séquence de générique au début me fait tripper.  Je ne sais pas trop pourquoi.  Mais c’est fort.  La chanson du générique est géniale aussi, tout comme la musique tout au long des épisodes.

À découvrir.

JF

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The Deaths of Ian Stone (2007)

Une idée de base super intéressante:  un jeune homme, à chaque jour, meurt de manière brutale et souffrante, pour se réveiller chaque fois dans une nouvelle vie (nouvel emploi, nouvel entourage), et mourir à nouveau et ainsi de suite.

Il a fallu que j’aille voir sur IMDB pour savoir qui était l’acteur principal, Mike Vogel, dont j’ai trouvé le jeu époustouflant de vérité, pour me rendre compte que je l’avais vu dans les films suivants, sans jamais m’en apercevoir: Texas Chainsaw Massacre, The Sisterhood of the Traveling Pants, Havoc, Cloverfield

Et bien maintenant je vais me souvenir de ce nom, Mike Vogel.  Un putain de bon acteur.

Vaut mieux de pas trop en dire sur ce film, pour ne pas gâcher votre plaisir, alors tout ce que je peux dire c’est que c’est intriguant du début à la fin, et que ça vaut le détour.  En tant que film d’horreur, ce n’est ni épeurant, ni stressant (à moins que ça soit moi qui soit totalement désabusé), mais ce genre d’histoire étrange à la Groundhog Day me passionne toujours, alors je suis resté accroché tout au long du film, et je n’ai jamais été déçu.

À voir!

JF

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The Dark (1994)

C’est passé à la télé tard hier soir, et j’ai laissé ma curiosité l’emporter.

Le film met en vedette l’excellent Stephen McHattie, trop peu connu, qui a joué dans des tonnes de films et séries télé de science-fiction, d’horreur, de fantastique. Personnellement, je le vois comme une sorte de croisement entre Lance Henricksen et “T-Bag” dans Prison Break.

Il y a aussi Brion James, qui a joué le vilain dans à peu près 3 millions de films durant les années 80 et 90.  Tout le monde a déjà vu son visage.

Et, la raison pour laquelle j’ai voulu voir le film (c’est totalement superficiel, je sais), la jolie actrice canadienne Cynthia Belliveau, sur qui j’avais un crush à l’époque (début des années 90) alors qu’elle jouait la bitch dans la série Salle des Nouvelles (que je peux enfin revoir ces jours-ci à la télé, merci à la chaîne Mystère).

Le film n’est pas mauvais, au contraire c’est très amusant pour le temps que ça dure.  Ça ne révolutionne rien, c’est même un peu calqué sur le genre de films de monstres que l’on pouvait voir dans les années 50.  Un bon petit mélange de suspense, d’humour et d’action.  Mais cheap.

J’ai aimé la dynamique entre les personnages, et l’importance que l’on accorde à chacun d’eux.  Personne n’est là pour meubler, chacun a son importance et quand quelqu’un meurt ou est blessé, les autres sont affectés. Dans ce genre de film, il est facile de discarder un personnage secondaire qui est blessé ou qui vient de mourir, mais pas ici.

Stephen McHattie est excellent dans le rôle d’un héros solitaire nommé Hunter, qui a tout perdu et qui cherche depuis deux ans une créature étrange, qu’il aimerait capturer, car le sang de cette créature a des propriétés re-génératrices. La créature vit dans une galerie de tunnels sous un cimetière, où elle se nourrit de cadavres. McHattie, après avoir sauvé une serveuse qui s’éprendra de lui (Belliveau), fera équipe avec elle.

Un sympathique duo de fossoyeurs (Jaimz Woolvett et Dennis O’Connor) tomberont par hasard sur la créature et chercheront à en apprendre plus, en allant voir dans les tunnels sous le cimetière.  Ils feront appel pour cela à deux policiers, dont une très jolie et jeune Neve Campbell, pré-Scream.

Et il y a Brion James, ancien agent du FBI, qui cherche lui aussi la créature pour la tuer, et à se venger de McHattie pour différentes raisons.

La créature en tant que tel n’est pas très bien faite, mais au moins ce n’est pas du CGI, et le film est dans l’ensemble sympathique et amusant, alors on se fout un peu de l’apparence de la créature.  Comme petit film de fin de soirée, il y a pire.

J’ai aimé le fait que le personnage de McHattie était un “badass” avec des faiblesses.  Un héros qui a peur du noir, et qui ne s’en cache pas.  Ça le rendait plus crédible, plus humain.

Pas mauvais.

JF

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Coup de coeur: “My Own Worst Enemy”

J’ai regardé les trois premiers épisodes de My Own Worst Enemy, la nouvelle série mettant en vedette Christian Slater, et je dois dire qu’il s’agit là d’une série fort palpitante.

Étant un fan de Slater depuis une vingtaine d’années (je pourrais pas trop expliquer pourquoi, ce que je sais c’est que j’ai vu presque tous ses films et que j’adore cet acteur), il était normal que je m’intéresse à cette série dont on dit grand bien (Anne-Marie Withenshaw l’avait recommandée à l’émission C’est Juste de la TV dernièrement), mais j’aurais pu trouver ça merdique.  Je n’aime pas nécessairement tout ce que fait Slater (exemple: Alone in the Dark).

Mais My Own Worst Enemy a dépassé toutes mes attentes.  J’m'attendais à une petite série d’action relativement intéressante, et bien qu’au niveau de l’action ça ne soit pas aussi intensif que 24 ou Prison Break, il s’agit là d’une série d’une très grande intelligence, qui ne prend pas son public pour des idiots; un suspense enlevant, avec des acteurs chevronnés (Slater, Alfre Woodard, James Cromwell, Madchen Amick) et une prémisce des plus amusantes.

L’histoire en gros?  Slater joue un homme divisé en deux personnalités.  L’un est un espion, un “womaniser” qui aime un peu trop la violence.  L’autre est un père de famille modèle, tout ce qu’il y a de plus droit et de bon.

Lorsque Henry, le père de famille, prend conscience de l’existence d’Edward, son autre personnalité, il tente de trouver des réponses à ses questions tout en tentant de garder l’équilibre entre les deux personnalités.  Le problème, c’est qu’Edward travaille pour une organisation secrète extrèmement bien organisée qui ne laissera pas Henry révéler à qui que ce soit son secret, et de plus, les deux personnalités sont totalement contraires et se détestent mutuellement.

J’adore, j’adore, j’adore.  Je vais suivre cette série assidûment.  Slater est merveilleux dans le double rôle d’Edward/Henry.  Par sa simple posture, ou son regard, on peut deviner s’il est l’un ou l’autre des deux personnages.  Il a créé deux entités distinctes, et on y croit.  Seul un acteur de sa trempe pouvait y arriver.

Le reste du casting est génial, et ça vaut vraiment le coup de jeter un oeil à cette série.  Par contre, il faut regarder du début.  Tout se suit, on ne peut pas regarder à partir d’un épisode au hasard, ou le tout serait trop confus.  L’avantage, c’est qu’il n’y a que trois épisodes de diffusés présentement.

Alors, sautez sur le train et regardez My Own Worst Enemy!

Les lundis à NBC

JF

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Broco Show ce samedi

L’un de mes plus vieux amis, Pat Villeneuve, et sa fille Noémie, seront participants à l’émission Le Broco Show ce samedi à Radio-Canada.  Si ça vous intéresse, c’est à 18h30.

Le thème cette semaine: soirée québécoise.

Plus de détails ici

Si je ne me trompe pas, l’émission devrait être en ligne pendant une semaine suivant sa diffusion.

JF

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Nick & Norah’s Infinite Playlist

J’adore les films qui se passent en une seule nuit.

American Graffitti, After Hours, Adventures in Babysitting, etc.

Et Nick & Norah’s Infinite Playlist.

En une nuit, bien des choses peuvent changer.  Et, il y a quelques chose de spécial à propos de la nuit.. Ça change les perceptions, ça altère le comportement.

Dans le film, Nick et Norah sont deux ados qui ne se connaissent pas mais qui vont faire équipe lors d’une nuit mouvementée, une nuit passée à parler de musique, à chercher l’amour, à retrouver des amis, et à tenter d’assister au concert surprise de leur band préféré.

Michael Cera, que l’on a pu voir dans Arrested Development (l’une des meilleures séries tv des années 2000, selon moi) et dans Juno, joue ici encore le même genre de rôle, un peu “quirky”, un peu geek, très romantique dans l’âme.  Il est parfait. Sauf qu’il risque de rester prisonnier de ce genre de personnage si ça continue…

Kat Dennings est totalement radieuse, comme toujours.  Elle éclipse tout le monde.  Je l’ai connue il y a quelques années dans Raise Your Voice, un film que j’avais emprunté à ma soeur, et ensuite dans The 40 year-old Virgin que j’ai vu sur grand écran, et je me suis mis par la suite à lire son blog régulièrement.  J’ai vu la plupart de ses films, et il va sans dire que j’ai une admiration sans bornes pour cette actrice à la fois talentueuse, originale, extrêmement jolie, intelligente, et qui me fait rire avec ses écrits.  Elle est la raison pour laquelle j’ai voulu voir ce film.  Je crois qu’elle est vouée à de grandes choses.

Le film met en vedette aussi un trio de gays, qui sont parmi les gays les plus cools que j’ai vu  à l’écran.  J’aurais quasiment aimé un film centré autour d’eux.  On ne les voit pas assez.  Mais quand on les voit, il volent la vedette. Ils sont joués par Aaron Yoo, Rafi Gavron et Jonathan B. Wright.

Et plusieurs autres noms connus et moins connus font aussi leur apparition, entre autres Jay Baruchel (Tropic Thunder), Alexis Dziena (la télésérie Invasion), John Cho (Harold & Kumar), ainsi qu’un bref caméo du musicien (et ex de Natalie Portman) Devendra Banhart (qui est un ami de Kat Dennings – d’ailleurs elle joue la fille en bleu dans son clip Carmensita).

Et il y a ce morceau de gomme à mâcher, ce fameux morceau de gomme… qui, en compagnie de l’actrice Ari Graynor, forme l’un des duos les plus bizarres (et un peu dégueux) de l’histoire du cinéma..

La musique est excellente, le rythme parfait.   Il y a de la profondeur parmi la comédie (qui domine le film).  Les personnages ne sont pas unidimensionnels.  Chaque ado peut s’identifier à ces jeunes.

Le seul bémol, c’est que c’est un film qui glorifie les marginaux – encore! – et perso je n’ai rien contre ça, au contraire, mais ça pourrait ne pas attirer ou ne pas plaire aux types “footballeur” et “cheerleader”, si vous voyez ce que je veux dire.

Je ne dirais pas que le film deviendra un classique à la manière de American Graffitti, mais il s’agit sans aucun doute de l’un de mes films préférés de l’année 2008, un film que je recommande à tous les romantiques et amoureux de musique. Ainsi que les amoureux de New-York – le film nous en fait faire une petite visite nocturne.

JF

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Ça m’allume

Juste un coup de coeur que je veux partager.

C’est un show de télé que je regardais sporadiquement l’année dernière, mais qui est vite devenu un must et que je ne manque plus du tout cette année, et qui – je l’espère – aura une longue vie:

C’est Juste de la TV

C’est à ARTV, c’est animé par André Robitaille, et c’est un show où on a pas peur de critiquer la télé québécoise et de dire la vérité.  Il ne s’agit pas de bitchage injustifié.  Quand c’est bon, on le dit, et quand c’est mauvais, on le dit aussi, en offrant des solutions.

Ils couvrent autant la programmation régulière que les événements spéciaux (galas, élections, etc), et je vous le dis, ça vaut vraiment la peine d’être regardé.

L’an dernier, l’émission a reçu plusieurs critiques pour le manque de chimie entre ses participants, mais personnellement j’aime beaucoup la gang actuelle – Liza Frulla, Anne-Marie Withenshaw, et Marc Cassivi – qui semblent bien s’entendre et qui couvrent à eux trois un large éventail télévisuel.

C’est rare qu’on ose critiquer ce qui se fait ici, au Québec, de peur de froisser les petits coeurs des gens, alors juste pour ça c’est à voir.

JF

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5 trucs pour sauver “Heroes”

J’suis tellement frustré par Heroes.

La première saison, mis à part les dernières minutes, était TELLEMENT parfaite.  Des personnages intelligents, des scénarios extrêmement bien écrits, des situations intrigantes et enlevantes, un rythme effréné, etc.  Un show de science-fiction qui, dès sa première saison, s’établissait comme un futur classique.

Malheureusement, la deuxième saison fut à chier: elle a pris tout ce qui était bon dans la première saison et l’a jeté aux toilettes.  Même Tim Kring, le créateur de Heroes, s’en est excusé. Ces personnages que j’aimais tant n’étaient devenus que de pâles imitations d’eux-même et agissaient stupidement.  Je déteste la saison 2, comme c’est le cas de bien des gens.

Et la saison 3…. c’est un gros “bof” jusqu’à présent.  Il y a peu d’améliorations.  Je ne m’intéresse plus du tout à ce qui se passe.  Mis à part la lente transformation de Sylar, rien ne réussit à m’accrocher. J’ai même l’intention de ne plus regarder.  C’est une perte de temps.

Comme je ne suis pas le seul à voir les choses ainsi et que la situation est de plus en plus alarmante pour les créateurs de la série, Entertainment Weekly propose une solution en 5 étapes pour “réparer” le show:

cliquez ici

JF

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Boogeyman (1 et 2)

Je viens de passer 3 heures en compagnie des personnages des films Boogeyman (2005) et Boogeyman 2 (2007), deux films produits par la compagnie Ghosthouse Pictures de Sam Raimi et Rob Tapert.

Le premier film, réalisé par Stephen T. Kay, raconte l’histoire de Tim (joué par Barry Watson, la série 7th Heaven), un jeune homme traumatisé par le fait d’avoir vu – quand il avait 8 ans -  son père se faire tuer par le boogeyman, une créature vivant dans son garde-robe.

Pour se débarrasser de ses peurs une fois pour toutes, Tim doit retourner dans la maison de son enfance et affronter le boogeyman.

C’est assez atmosphérique comme film.  Ça suit une ligne droite dont ça ne déroge jamais, ne se perdant pas dans des intrigues secondaires inutiles.  Et dans l’ensemble, j’ai bien aimé.  Il y a quelques plans qui imitent le style de Sam Raimi à ses tout débuts.

Il n’y a pas de moments vraiment effrayant, mais le film a su garder mon intérêt.  Barry Watson, sans être très bon, est correct dans son rôle, ainsi que Emily Deschannel (la soeur de Zooey) dans un rôle quelque peu accessoire.

Sauf qu’à la fin, le tout s’est gâché, en nous montrant le fameux boogeyman.

Le film est soudainement tombé à plat, un peu comme dans I Am Legend lorsqu’on voit les “mutants” pour la première fois et que le film devient soudainement plus que ridicule….

Moi et le CGI mal fait…

Le boogeyman n’a rien d’épeurant, il a même plutôt l’air un peu stupide, et la fin est gâchée par ce monstre fait par ordinateur.

Mais au moins j’ai appris un truc important avec la finale de ce film: on peut se débarrasser pour de bon du boogeyman d’un seul coup de pied.

Pratique à savoir.

Le deuxième film, réalisé par Jeff Betancourt (c’est son premier film en tant que réalisateur, il a fait le montage des films The Grudge, The Ruins, The Exorcism of Emily Rose, entre autres…), raconte l’histoire de Laura (jouée par Danielle Savre, la série Heroes), une jeune femme qui lorsqu’elle était enfant, a assisté, en compagnie de son frère, au meurtre de ses parents, que tous deux ont attribué au boogeyman.

Aujourd’hui adulte, Laura décide de s’interner elle-même dans un institut psychiatrique où elle pourra, comme son frère l’a fait avant elle, combattre ses peurs.

Mais les choses tournent mal.

J’ai beaucoup plus aimé ce film que le premier.

C’est un slasher typique, et en fait ça n’a rien à voir (ou presque) avec le premier film.  Mis à part une brève mention de Tim (le personnage principal de l’autre film) et de ce qui lui est arrivé depuis.

Le film met aussi en vedette la nouvelle coqueluche des films d’horreur à petit budget, Tobin Bell (qui suit la même route cinématographique que Robert Englund on dirait bien, jouant les profs, docteurs ou savants douteux dans des suites ou de petits films cheaps).

Le film, contrairement à son prédécesseur, est extrêmement sanglant et sadique, et juste pour cela ça devrait ravir les amateurs du genre.  Il n’y avait pas de gore dans le premier film.  Ici, par contre, on est presque (je dis bien PRESQUE) en territoire de la série Saw.

Danielle Savre joue très bien la belle héroïne blonde typique qui est pourchassée par un tueur sadique et qui tombe sur ses victimes une par une et que personne ne prend au sérieux.  Elle est jolie et beaucoup moins nunuche que bien des actrices dans ce genre de rôle.

Le film est un slasher, donc il s’agit du genre de film où on se demande tout le long “qui est le tueur?“, et où on change d’avis à toutes les 5 minutes sur l’identité dudit tueur.  C’est assez prévisible, comme film, mais je dis ça… je me suis quand même fait avoir à la fin… j’suis pas très futé quand je regarde ce genre de film…

En une petite soirée tranquille d’octobre, ces deux films se regardent bien.  Rien de nouveau, rien de bien effrayant.  Le deuxième film est très sanglant et les morts assez ingénieuses, du type SAW, si cela vous plaît.  Le premier film est plutôt straightforward, mais atmosphérique.

J’m'attendais à pire.

Boogeyman 1

Boogeyman 2

JF

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Hunting Grounds (2008)

Réalisé par Éric Bilodeau, le film raconte l’histoire d’un petit groupe de chasseurs qui, dans un monte futuriste où l’être humain – à l’exception d’une petite élite -  est confiné dans un monde clôturé et ne connaît l’extérieur que par la réalité virtuelle, décident de sortir pour aller chasser dans la “vraie” nature.

Pendant ce temps, un groupe de scientifiques ont mis au point un produit liquide qui regénère le tissu humain.  Suite à un accident, ce liquide sera déversé sur le sol à l’extérieur du labo, celui-ci ayant été construit sur un ancien cimetière…

Les morts revenus à la vie finiront par croiser le petit groupe de chasseurs, et une lutte sans merci s’ensuivra.

Premièrement, je connais quelques acteurs et techniciens qui ont travaillé sur ce film.  Je les ai connus à l’université. Dans certains cas je les connais très bien, dans d’autres cas, je les ai simplement côtoyés.

Malgré ça, je vais tenter du mieux que je peux d’être impartial.  C’est pas facile quand on parle d’une oeuvre réalisée par des gens que l’on connaît, on a tendance à être téteux, mais j ‘vais tenter d’être neutre.

Deuxièmement, je suis vraiment content que quelqu’un ai eu le guts de faire un tel film au Saguenay.  Ça n’a pas dû être facile, et il fallait croire en soi et en son projet pour y arriver, et pour cela je félicite Éric Bilodeau.  Pour son courage, sa foi dans le genre, et son audace.

Ceci dit, je ne peux pas vraiment dire grand chose de positif sur Hunting Grounds.

Pourtant, je suis fan de séries B.  Même de séries Z.  Hey, j’aime certains films dans lesquels a joué Joe Estevez!  C’est tout dire!

Mais Hunting Grounds, je ne sais pas…  Je n’ai pas été emballé par le produit final.

Évidemment, je vais m’en prendre au fait que les acteurs jouent tous et toutes en anglais.  C’est le gros problème.  Je comprends, du point de vue scénaristique, cette décision.   Dans le futur, le Québec a probablement été assimilé par les anglophones.  Ça va, on s’en va vers ça dans la réalité.

Mais au niveau du jeu des acteurs, qui ne sont pas anglophones pour la grande majorité, ça les ralentit considérablement.  Ça a un impact majeur sur leur jeu, ainsi que leur débit. Tous les personnages semblent parler sous l’effet de dépresseurs.  Et j’exagère à peine.

Et ça ralentit considérablement l’action, aussi.  Le film aurait pu, si joué dans la langue maternelle des acteurs, ne durer qu’un petit 45 minutes.  Là aussi j’exagère à peine.

Il n’y a pratiquement aucune action, mis à part vers la fin.  Le film, classé “science-fiction”, est plus un long drame psychologique qu’autre chose. Dès que les 5 chasseurs arrivent dans le petit chalet au milieu du film, une guerre de nerfs (et de mots) s’ensuit et dure un bon moment. Ce qui n’est pas une mauvaise chose, au contraire, mais faudrait savoir ce que le film veut être. Les quelques moments comiques du film sont trop rares et trop éparpillés pour cadrer avec le reste.  C’est comme si le film passait 104 minutes à chercher son propre ton.

Quant aux effets spéciaux, ils laissent à désirer.  Même pour un film de genre sans budget.

Les têtes qui explosent, c’est bien.  Même très bien, mais j’aurais préféré avoir droit à plus d’effets “réels” que d’explosions par ordinateur.  Du gore en CGI, ça reste du gore en CGI.  Quand je voyais des couteaux entrer dans des crânes comme dans du beurre, je grinçais un peu des dents.

J’aime beaucoup de films au effets spéciaux médiocres.  Médiocres, et comiques.  Mais ici, ça ne lève jamais.  Le côté humoristique de la chose n’est pas assez assumé, et les effets ont juste l’air cheaps.  Ça donne l’impression de regarder l’intro d’un mauvais jeu de Playstation circa 1995.

Cependant, le message véhiculé par le film passe très bien.  L’aliénation des gens par les environnements virtuels, internet, les jeux vidéos, etc.  La perte de sensibilisation, le détachement d’avec la nature, etc.  Tout ceci passe très bien.  Le film fait une critique efficace de notre société actuelle.

Au niveau des acteurs, j’ai bien aimé Patrick Baby dans le rôle du pisteur psychopathe.  J’aurais préféré qu’il soit plus “badass” encore.  Mais je crois que, comme je viens de le mentionner, la langue créait une barrière et limitait de beaucoup le jeu des acteurs.   Ceci dit, il avait la gueule de l’emploi, et s’en est fort bien tiré.

Même constat pour Patrice Leblanc et Marie-Ève Lemire; ce sont de bons leads, mais ils auraient tellement pu faire mieux, les connaissant.

Par contre, j’ai vraiment aimé le jeu du jeune Luc Rivard, qui était le seul – selon moi – à être vraiment à l’aise avec son personnage, ainsi qu’avec le genre et avec le bilinguisme de son rôle.  Il se débrouillait fort bien, et avait la bonne attitude tout au long du film. Il semble comprendre le genre, plus que quiconque parmi ses accolytes. De plus, son costume dans le 3e tiers du film est vraiment cool!

Émilie-Gilbert Gagnon est relativement crédible en lieutenant de l’armée, mais on lui donne peu à faire.  Dommage.

Pour ce qui est du jeu des acteurs secondaires, ça va de l’amateurisme au jeu correct.

Les paysages sont à couper le souffle tout au long du film.  Bilodeau a vraiment l’oeil pour choisir les plans.  Et son montage est très efficace.

Par contre, les dialogues refaits en post-production, ça enlève de la spontanéité au film.  J’avais fait remarquer à Simon Boivin que c’est ce qui m’avait dérangé dans son film, 2027, et ici aussi ça m’a un peu dérangé, quoique c’est beaucoup moins prononcé.

La musique de Luc Tremblay est parfaitement adaptée aux différentes scènes. J’ai particulièrement aimé la petite mélodie lors du face-off sur le pont vers la fin, qui rappelait de toute évidence de célèbres westerns.

Comme je l’ai dit, je suis vraiment fier que ce film soit sorti du Saguenay.  Il en fallait un qui le fasse en premier, pour que d’autres puisse suivre le chemin. Et je suis certain qu’on verra de bons films sortir de cette merveilleuse région.

Je ne crois pas que Hunting Grounds soit une très grande réussite, et bien sûr ce n’est que mon opinion personnelle. Je ne veux surtout décourager personne de voir le film, je vous fait part seulement de mes commentaires. C’est un film original et audacieux, mais à mes yeux, même si j’aime le genre, même si je connais le genre, ce n’est pas un film qui m’a emballé.

Mais ceci ne m’empêchera pas de défendre son existence.  Je suis heureux qu’un tel film existe.  Je suis heureux qu’un gars comme Éric Bilodeau ait eu la ténacité de se rendre au bout d’un tel projet, et j’espère de tout coeur qu’il ne s’arrêtera pas là.  Car ça ne peut aller qu’en s’améliorant, et je suis certain que de grandes choses l’attendent.

L’horreur au Québec n’en est qu’à ses balbutiements, et ça fleurit d’année en année.  Je suis content que des artistes travaillent à représenter le Saguenay dans ce genre cinématographique si riche mais si souvent regardé de haut, car la région fourmille de talents. 

Hunting Grounds, dans ce sens, est un jalon d’importance considérable pour le Saguenay, qui ouvre la voie pour plusieurs jeunes artistes qui n’osaient peut-être pas croire que de faire de l’horreur en région était possible.

Site officiel du film

JF

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